Les origines africaines de l’humanité – 2nde
Introduction
L’Afrique a été longtemps méconnue du reste du monde. Elle était considérée comme un continent sans histoire car elle n’a pas connu l’écriture. Mais avec les travaux scientifiques des illustres historiens comme CHEICK ANTA DIOP, KI ZERBO nul ne doute que l’homme est né en Afrique. Quand l’Homme est-il apparu ? Quelles sont les conditions climatiques qui prévalait à cette période ? Quelles sont les preuves matérielles des origines africaines de l’humanité ?
I) Les conditions géo-climatiques du quaternaire
Les temps géologiques correspondent au temps qui s’est écoulé depuis la formation de la Terre, il y a 4,6 milliards d’années, à aujourd’hui.
1) les variations climatiques du quaternaire en Europe
Le quaternaire est la période la plus récente dans l’histoire de la Terre. Elle est caractérisée par des fluctuations climatiques aussi bien dans les zones nordiques que dans les zones du Sud. Aux latitudes nordiques du globe terrestre surtout en Europe, le quaternaire a été scandé par des glaciations et des périodes interglaciaires selon que le climat se refroidissait et se réchauffait tour à tour. Cela est à l’origine de quatre grandes glaciations baptisées par des noms d’affluent du Danube (Günz, Mindel, Riss, et Würm) en Allemagne. Deux avancées glaciaires se sont produite dix millénaires avant Jésus Christ. Pour l’essentiel, retenons que ce fut une offensive de froid qui rendait les zones nordiques défavorables au développement humain, de même que la pratique de ces activités. Par conséquent, aucune trace paléolithique n’a été retrouvée
2) les variations climatiques du quaternaire en Afrique
Une des raisons de l’émergence de l’Hommes est l’existence de deux événements climatiques à l’est de l’Afrique, l’un il y a 8 millions d’années et l’autre il y a 2,6 millions d’années. Ce sont ces deux crises d’aridité qui vont chaque fois, accentuer la différence de part et d’autre du rift valley, longue déchirure géologique orienté nord-sud et bordé de hautes montagnes et de volcans sur sa bordure occidentale. Du côté de l’atlantique, l’ouest du rift valley, les pluies de la mousson atlantique restait fortes. Mais les nuages venus de l’ouest butant contre la barrière montagneuse, l’est de l’Afrique orientale s’assèche progressivement et plus nettement lors des deux crises climatiques.
De ce fait, les ancêtres de l’Homme vont s’adapter à un milieu sec moins boisé : la savane, milieu plus difficile à maitriser mais qui a favorisé l’acquisition des caractères humains.
Contrairement à l’Europe, on observait en Afrique des conditions climatiques caractérisées par des phases pluviales et des phases inter-pluviales : les différentes phases pluviales sont :
- Le Kaguerien correspondant à la glaciation de Günz ;
- Le Kamasien correspondant à la glaciation de Mindel ;
- Le Kanjerien correspondant à la glaciation de Riss et
- Le Gamblien correspondant à la glaciation de Würm.
Ces conditions climatiques étaient favorables à la vie.
II) Les origines africaines de l’humanité
Les plus vieux ossements humains ont été découverts en Afrique de l’est par les archéologues. Cela montre que nos ancêtres ont été les premiers à émerger dans un écosystème favorable du statut de l’animalité pour donner un coup d’envoi à l’immense aventure humaine du progrès, et cela depuis l’australopithèque jusqu’à l’homo sapiens en passant entre autres par l’homo habilis et l’homo erectus.
1) Les australopithèques
Au commencement était l’Afrique. La découverte en 2003 au Tchad du vieil australopithèque (Toumaï) qui a 7 millions d’années confirme l’Afrique comme la patrie de l’humanité.
- L’australopithèque aferensis : c’est à ce groupe qu’appartient le fameux fossile Lucy qui a été découvert à Hadar en 1974 (Ethiopie), ayant vécu il y a environ 3,2 millions d’années, nom donné par les chercheurs occidentaux. Les éthiopiens ont eux aussi baptisé cette fossile « Birkinesh » qui signifie Homme de valeurs.
- Australopithèque africanus : il a vécu entre 2,5 à 2 millions d’années au Transvaal (nord-est de l’Afrique du sud) et au Botswana.
- L’australopithèque robustus : il a vécu entre 1,8 et 1,5 million d’années en Afrique de l’est.
2) Le genre homo
Ces caractères anatomiques sont différents à ceux des australopithèques.
- Homo habilis : ils vivaient en société. Il a vécu entre 2,3 à 1,3 millions d’années. Ex : l’homme d’Oldoway découvert en Tanzanie.
- Homo erectus : l’homo erectus africanus a été découvert dans les sites en Algérie et en Afrique du sud. C’est lui qui a découvert le feu. Il a aussi mis au point, un outil et une arme très performante qui est le biface, ce qui lui a permis de migrer vers l’Europe.
- Enfin les traces du Néandertalien, de l’homo sapiens ont été attesté aussi bien en Afrique que dans le reste du monde. En 1978, une étude pluridisciplinaire (sciences humaines et sciences de la vie) a permis de reconstituer une sorte d’arbre généalogique dont le tronc se trouve en Afrique.
Conclusion
L’Afrique est le berceau de l’humanité. Tous les savants du monde admettent aujourd’hui que l’être humain a émergé en Afrique. Pendant cette période dans le nord de la planète, recouvert de calotte glaciaires, la vie était impossible. Il n’y a pas de traces humaines en Europe durant les hautes périodes. L’Egypte est la fille naturelle des premiers temps de l’Afrique en tant que berceau de l’humanité, bien qu’on ait essayé de décrocher le pays des pharaons de l’Afrique en prétendant qu’il fait partie du proche orient.
