L’évolution de la population mondiale – 1e
OG1 : Analyser la croissance démographique mondiale
OG2 : Analyser les théories démographiques.
OG3 : Analyser l’impact de la croissance démographique sur l’environnement
Introduction
Depuis l’apparition de l’Homme sur la Terre il y a quelques millions d’années, deux rythmes de croissance démographique s’observent dans le monde. La croissance démographique est rapide dans les Pays moins développés et lente dans les pays développés. Il existe plusieurs théories démographiques favorables ou non à la croissance démographique, cette dernière a cependant des incidences sur l’environnement.
I. La croissance démographique mondiale
1. Une croissance lente
La population mondiale est longtemps restée très peu nombreuse avec une croissance très lente. Elle a fait une première croissance au Néolithique avec la découverte de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.
2. Une croissance accélérée
La population mondiale à presque triplée de 1900 à 1950 passant de 900 millions à 2,5 milliards. Elle a plus que doublé pour atteindre 7 milliards de nos jours. Cette augmentation s’explique par le recul de la mortalité, au progrès de la médecine, de l’hygiène et de l’amélioration de l’alimentation.
Amorcer en Europe dès le XVIIe siècle, cette accélération a touché depuis 1980 les pays du tiers monde, ou elle a été beaucoup plus rapide grâce à des procédés comme les campagnes massives de vaccination. Depuis la fin de la première guerre mondiale le monde connait une explosion démographique. Aujourd’hui la population mondiale augmente de 80 millions de personnes par année. Dans ces conditions il est très probable que la population atteigne 8 milliards en 2025.
II. Les théories démographiques
1. Le Malthusianisme ou la théorie antinataliste
Le Malthusianisme est une doctrine qui s’oppose à toute croissance démographique. Né à partir des idées de l’économiste britannique Tomas Malthus (1766-1834), qui publia un essai sur le principe de la population en 1796, le Malthusianisme sonne l’alarme en disant que la population augmente en progression géométrique, c’est-à-dire de façon rapide. Et la production en progression arithmétique, c’est-à-dire de façon lente. Il préconise une limitation très serrée des naissances par le mariage tardif des pauvres ou même leur célibat. Au moment où il écrivait son livre, le monde comptait 800 millions d’habitants et pourtant Malthus s’inquiétait déjà de l’insuffisance des ressources et de la production. Plusieurs Etats notamment européens ont adopté la politique antinataliste de Malthus.
2. La thèse d’Ester Boserup ou la théorie populationniste
A l’opposé du pessimisme de Malthus, des penseurs comme Ester Boserup soutiennent que la planète ne sera jamais surpeuplée. Pour lui une population nombreuse peut mieux dompter la nature en surmontant les contraintes, donc lutter contre la misère. La tendance au surpeuplement, pense Boserup, pousse à l’adoption de techniques modernes dans divers domaines notamment l’agriculture. Boserup s’appuie sur le concept de pression créatrice et considère sur cette base que la croissance de la population a un effet stimulant.
En plus de ces penseurs, les différentes religions prônent la natalité. Pour les religieux, l’enfant est un don de Dieu qu’il ne faut pas refuser. C’est Dieu qui donne les enfants, par conséquent l’homme ne doit pas utiliser des méthodes pour limiter les naissances. En ce qui concerne le christianisme, il s’appuie sur le verset biblique suivant : « Multipliez-vous et remplissez la Terre » pour soutenir sa thèse. Dans le même ordre d’idée, les thèses de Malthus sont violemment critiquées par les catholiques, qui y voient une incitation à s’écarter du devoir sacré de procréation.
III. L’impact de la croissance démographique sur l’environnement
1. Les effets sur les ressources en eau
L’eau douce utilisable provient essentiellement des précipitations tombées sur le continent au cours du cycle hydrologique. Les prélèvements annuels en eau pour la consommation humaine s’élèvent à environ 3600 km3. Les projections démographiques et les prévisions de besoins futurs en eau indiquent que la situation devient de plus en plus précaire.
L’eau et les populations étant inégalement réparties, certains pays et certaines régions sont déjà en position critique. Les populations qui souffrent de pénurie d’eau douce dans le monde ne cesse d’augmenter et les usagers se disputent de plus en plus l’accès à l’eau.
Aujourd’hui, un tiers de l’humanité manque gravement d’eau : c’est ce que l’on appelle le « stress hydrique ».
2. Les effets sur la faune
La croissance démographique n’est pas sans conséquence sur la vie des animaux. En effet, la destruction des milieux naturels dû à la déforestation et à la chasse intensive entraine la diminution ou la disparition de certaines espèces animales. Les baleines chassées à outrance pendant des siècles sont aujourd’hui menacées de disparition.
3. Les effets sur la végétation et les sols
L’augmentation de la population entraine l’augmentation des besoins en ressources végétales chaque année. Les hommes coupent ou arrachent des millions d’hectares de forêt. Ce sont environ 13 millions d’hectares de forêt qui sont détruites chaque année. La déforestation est de plus en plus importante dans les zones tropicales ou l’exploitation du bois et l’agriculture comptent parmi les seules richesses. Dans la forêt Amazonienne 4,3 millions d’hectares de forêts sont détruits chaque année. Si la déforestation continue à ce rythme, cette forêt tropicale pourrait bien avoir totalement disparu dans moins de 100 ans. En Afrique on estime à environ 4 millions, le nombre d’hectares de forêt qui disparaissent chaque année. Dégradation de la végétation rime avec érosion, et par voie de conséquence dégradation des sols.
4. Les effets sur l’atmosphère et le climat
La pollution atmosphérique est liée au rejet dans l’atmosphère de gaz polluant notamment le dioxyde de carbone (CO2), issus des activités humaines. Ces gaz polluant sont responsables entre autres d’affection oculaires et respiratoires.
L’augmentation des émissions des gaz polluants (à effet de serre) serait à l’origine du réchauffement climatique mondial. (+ 0,6 °C au cours du XXe siècle).
Conclusion
L’étude de la population mondiale montre une croissance importante d’année en année. Mais cette augmentation tend à ralentir avec une baisse plus ou moins importante du taux de natalité.
