5. PUISSANCES REGIONALES AFRICAINES : L’Afrique du Sud – Tle
INTRODUCTION GENERALE
Selon le classement de l’Organisation des Nations-Unies en matière de développement humain durable, deux Etats africains se classent parmi les puissances intermédiaires dans le monde et les premières puissances en Afrique : l’Afrique du Sud et le Nigéria. Ces deux puissances africaines disposent de potentialités naturelles, économique mais également d’atouts humains.
Introduction
La RSA est un État de l’Afrique australe de 1 219 912 km², limité au nord-ouest par la Namibie, au nord par le Botswana, au nord-est par le Zimbabwe, le Mozambique et le Swaziland, au sud-ouest par l’océan atlantique et au sud-est par l’océan indien. Sa population est de 55 653 654 habitants (2016) avec une densité de 45,62 habitants / km². C’est le 24ème pays le plus peuplé au monde. Elle est constituée de 75% de noirs, 13% de blancs, 12% d’Asiatique et de Métis.

Anciennement servie de colonie de peuplement pour les Européens, elle a très tôt bénéficie du mode de développement occidentale. De nos jours avec un PIB de 349,817 milliards $USD (2015), c’est la première puissance économique du continent africaine, également admise après le Nigeria comme pays émergent.
Les atouts économiques du pays sont effectivement importants, mais les Devis du développement sont aussi énorme, au premier rang desquels se problème racial.
I – LES ATOUTS ET LES CONTRAINTES DU MILIEU NATUREL SUR L’ECONOMIE DE LA RSA
I – 1 – Les atouts du milieu naturel sur l’économie de la R S A
Le courant marin chaud des Aiguilles et les Alizés maritimes venus de l’océan indien sont l’origine d’un climat tropicale bien humide à l’est du territoire. Il tombe de 1000 à 2000 mm de pluie par exemple dans le KWAZULU Natal. On y trouve alors une forêt dense tropicale. C’est une région propice aux cultures tropicales.
De même, l’activité des vents d’ouest atteint la province du cap, mettant ainsi en place, un climat méditerranéen lequel a permis un développement fulgurant de la culture des pommes, de la vigne et des agrumes.
Le relief du pays est une gigantesque cuvette de plateaux aux rebords élèves en montagnes à L’images du Drakensberg à l’est, culminant à plus de 3000 m. Cela a permis à L’eau des pluies de creuser d’importants fleuves comme l’oranges (2250 km), le Limpopo (1600 km) ou le Vaal (1200 km). Ces fleuves servent à l’irrigation (surtout à l’ouest aride) et à la production d’électricité.
Les atouts naturels les plus importants de la RSA sont les ressources du sous-sol qui ont fait du pays une grande puissance minière. L’or (25%des réserves mondiales, 2e productrice mondiale en 2007 derrière la chine avec 272t) et les diamants (2e avec 24% des réserves mondiales), ont fait la fortune du pays. Elle est également 1re productrice mondiale de manganèse (82% des réserves mondiales), de chrome (56%). et de platine (70%). On trouve aussi de l’uranium, du cuivre, nickel et du fer. En matière d’énergie, il manque du pétrole, mais le pays regorge 8% des réserves mondiales de charbon et en est le 4e producteur mondial.

I – 2 – Les contraintes du milieu naturel en RSA
L’ouest de la RSA subit la double influence du courant marin froid de Benguela et des alizés continentaux, ce qui est à l’origine de la permanence d’un climat aride en bordure de l’océan, d’un climat semi-aride à l’intérieure des terres. La question de l’eau est donc un problème crucial qui paralyse aussi bien l’élevage au centre du pays.
L’ouest de la RSA subit la double influence du courant marin froid de Benguela et des alizés continentaux, ce qui est à l’origine de la permanence d’un climat aride en bordure de l’océan, d’un climat semi-aride à l’intérieure des terres. La question de l’eau est donc un pays, les Activités agricoles que les activités industrielles.
Le charbon a été longtemps utilisé pour combler le manque de pétrole. Cela n’est plus convenable dans le contexte de réchauffement climatique. Pourtant le manque d’eau engendre des difficultés dans la production d’hydroélectrique. C’est pourquoi le pays s’est lancé dans le nucléaire.
II- IMPACT DE LA SITUATION DÉMOGRAPHIQUES LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DE LA RSA
II-1- L’héritage de l’apartheid
De nos jours, le 1er défi de développement des autorités sud-africaines est l’élimination du contraste social hérité de l’apartheid. En effet, les richesses de la RSA ont surtout profité à la minorité blanche. Bien que l’apartheid soit aboli officiellement en 1991, la majeure partie des fermes agricoles demeure la propriété des blancs, ainsi que les sociétés minières et industrielles. Le fossé du développement est grand entre Noirs et Blancs sur tous les plans (éducation, traitement, salarial, santé, accès au logement, etc.). Deux millions de sud- Africains surtout les Noirs vivent en dessous du seuil de pauvreté, sans compter les ravages du Sida.
De même, l’économie sud-africaine a été longtemps ébranlée par les sanctions internationales durant l’apartheid. De ce fait la dette publique qui s’élève à 25,9M $ est écrasante.
II- 1- La politique de discrimination positive et ses limites
Pour réduire les inégalités sociales entre Noires et blancs, les autorités poste apartheid ont pris un certain nombre de décisions depuis 1994 pour une meilleure représentation des Noirs dans les différents secteurs d’activités du pays. Ainsi, les Noirs devront représentés 40%des cadres du pays en 2009. 30%des terres devraient également être redistribués d’ici à 2014 (les blancs qui ne représentent que 31% de la population possédaient 80%des terres cultivables jusqu’en 1994). De même, les grands groupes miniers et les banques doivent céder 26% de leur capital à des Noirs d’ici à 2014. Mais cette politique de « discrimination positive » va vite montrer ses limites. Elle aurait surtout bénéficié aux proches de L’ANC (parti au pouvoir).
- Une nouvelle classe moyenne noire enrichie se hâte d’investir dans les quartiers chics autrefois réservés aux seuls Blancs, au lieu de donner un coup de main aux townships (bidonvilles) délabrés où vivent leurs frères Noirs.
- Elle inquiète la communauté blanche, et plus d’un million de travailleurs blancs qualifiés ont déjà expatrié en Australie, au RU, en Israël ou aux EU. Du coup, une pénurie de main d’œuvre se fait sentir et le gouvernement incite ces travailleurs indispensables au retour avec des propositions alléchantes de salaires.
III- FORCES ET FAIBLESSES DE L’ECONOMIE SUD-AFRICAINE
III-1- Les forces de l’économie sud-africaine
La RSA est d’abord une puissance minière (cf. I-1). Le secteur agricole couvre les besoins du pays car il exporte des excédents de maïs (11M t de production annuelle), des agrumes, pommes, etc. le pays est aussi 5e producteur de laine grâce à l’élevage intensif de moutons au centre.
L’industrie sud- africaine est la plus développée du continent : La richesse minière, la main d’œuvre noire bon marché, le code d’investissement favorable ont très vite attiré les investisseurs Allemands, Américains, Britannique et Français : Le chantier nasal de Port-Élisabeth, les fabriques de tracteurs, de matériel de transport, la sidérurgie, la chimie sont entre autre des unités industrielles du pays.
Par sa situation géographique, la R S A est une escale incontournable en matière d’échanges, sur la plus vieille voie maritime mondiale. Elle a donc une facilité d’accès aux produits stratégiques comme le pétrole du moyen Orient. Le Cap, port- Élisabeth et Durban sont des portes importantes. La balance commerciale du pays est excédentaire grâce notamment aux exportations de l’or et du diamant
III-2- Les faiblesse de l’économie sud- africaine
La production électrique trop irrégulière a paralysé le secteur minier qui traverse alors une phase de crise : la production d’or a baissé de 16 % en 2007 et a dû supprimer 7000 emplois. La fuite des cerveaux blancs paralyse les activités du tertiaire et du secondaire lequel est déjà mis en difficultés à cause des problèmes d’électricité
Quant à l’agriculture, elle demeure peu mécanisée au sein de l’écrasante majorité noire et y est de ce fait tournée vers une production vivrière. Le chômage est très important : Il touchait 23,2% de la population active en 2008 selon l’OIT.
En définitives, selon l’I D H (Indice de Développement Humain) du P N U D, l’Afrique du sud a reculé de 35 places dans le classement entre 1990 à 2005 (121ème sur 177 classés en 2008). Ce recul se justifie par le fait que les autorités du temps de l’apartheid dissimulaient les données concernant les Noirs.
IV- ÉVALUATION DU POIDS DE LA RSA EN AFRIQUE
La RSA est la 1ère puissance économique du continent africain avec un P I B de 277581 M § U S. Elle fut le 1er pays africain à voir les capacités d’organiser la coupe du monde de football (avec succès) en 2010.
La R S A engrange 30% du revenu commercial du continent.
Bien que tributaire des aléas climatique et du polluant qu’est le charbon, la production d’électricités du pays représentait encore 70% de la capacité de production de l’Afrique dans les années 1990.
Depuis que l’apartheid est aboli, les relations du pays se sont normalisées avec la plus part des États africains et la médiation sud- africain est constamment sollicité dans conflits qui secouent le continent.
Sur le continent, la R S A jouit encore et toujours du prestige mondial du héros de la lutte contre l’apartheid qu’est Nelson MANDELA. Le pays est devenu non seulement le symbole de la lutte contre la discrimination raciale, mais aussi et surtout l’exemple type de l’intégration, pour avoir réussi son processus de réconciliation nationale.
CONCLUSION
La R S A est un pays riche en ressources naturelles. Son agriculture et son industrie sont les mieux développées du continent. Mais le développement séparé longtemps imposé par la forte communauté blanche a creusé un fossé énorme contre la majorité noire. Un grand pas est fait avec l’abolition de l’apartheid en 1991 et l’accession au pouvoir des Noirs (Nelson MANDELA, THABO M’BAKI, et maintenant Jacob ZUMA). Le développement est donc envisageable, si l’on travaille à redistribuer les richesses de façon équitable à toutes les communautés raciales, sans toutefois brusquer ou offusquer celle qui jusque-là a joui de tous les privilèges.
CONCLUSION GENERALE
Le Nigéria et l’Afrique du Sud demeurent incontestablement les deux premières puissances du continent. Si ces deux Etats affichent des atouts sur le plan minier, le Nigéria dispose d’un important potentiel humain et d’une industrie culturelle inégalée. L’Afrique du Sud quant à elle bénéficie d’un potentiel pluri-minier et d’une vieille tradition de développement économique fondé sur le modèle occidental.
