Les transformations politiques et les idéologies – 1e
OG1 : Analyser le libéralisme politique
OG2 : Analyser les socialismes
OG3. Analyser les doctrines impérialistes
Introduction
Les transformations sociales en Europe au XIXe siècle entrainent des transformations dans le domaine politique. Les pays fortement industrialisés sont rapidement influencés par des idées libérales et socialistes.
I- Le libéralisme politique
1- La doctrine
Le libéralisme politique est une doctrine qui affirme le droit que chaque peuple a à se gouverner lui-même en élisant périodiquement des représentants chargés de légiférer en son nom et de contrôler le pouvoir exécutif. Les libéraux prônent la séparation des pouvoirs (législatifs, exécutifs, judiciaires). Une constitution doit indiquer avec précision des droits respectifs de l’exécutif et du législatif. Dans certains pays libéraux comme la France en 1840 et en 1848 le droit de vote n’était pas permis à tous les citoyens. Seul certains citoyens avaient le droit de vote : c’est le suffrage censitaire. Pour les libéraux le pouvoir ne vient pas du peuple, mais du peuple.
2- Les critiques formulés contre le libéralisme politique
Selon les socialistes, le libéralisme est l’idéologie d’une classe particulière, la bourgeoisie. Ils estiment que les libéraux jouent sur l’ambigüité entre liberté formelle et liberté réelle. Ils profitent d’un système qui qui postule l’égalité de tous pour établir sa prospérité et sa domination au dépend des autres classes sociales. La liberté est essentiellement la liberté du plus fort et sans réelle égalité. La libre concurrence a pour conséquence l’exploitation des plus faibles.
II- Le socialisme
1- La doctrine
Le socialisme est une doctrine qui cherche à supprimer les inégalités que la société crée entre les hommes dès leur départ dans la vie et à donner à tous des chances égales. Le socialisme veut reformuler la société au bénéfice des pauvres qui vivent dans la misère. Ils s’opposent au système capitaliste jugé injuste et accusé d’exploiter les travailleurs.
2- Le socialisme utopique
Les premières critiques du capitalisme débutent en Angleterre. Les socialistes utopiques imaginent une société idéale qui n’existe pas encore. Une société plus juste et plus humaine qu’ils veulent construire. Les défenseurs de théorie sont : les français Claude de saint Simon, Charles Fourier, Louis Blanc et l’anglais Robert Owen. Ces théoriciens proposent différentes méthodes de lutte pour passer de « la société capitaliste » qu’ils critiquent à la « société socialiste » qu’ils souhaitent. Certaines méthodes sont réalisables mais d’autres sont par contre idéalistes d’où l’appellation socialisme utopique.
3- Le marxisme
Karl Max et Frederick Engels formulent la philosophie de l’histoire en fondant un socialisme se voulant scientifique. Pour les marxistes la lutte des classes est le moteur de l’histoire. Ils mènent l’analyse suivante : les capitalistes qui sont moins nombreux que les ouvriers vont continuer à créer des entreprises qui auront besoin de plus en plus d’ouvriers. Alors le nombre de prolétaire ira sans cesse grandissant. Karl Max propose alors la création d’un parti social de masse internationale qui aura pour ennemi le capitalisme. Les ouvriers adhèrent massivement au parti socialiste. Karl max lance un appel au prolétaire du monde entier « prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »
III. Les doctrines impérialistes
L’impérialisme est une doctrine qui préconise la domination politique et économique des états les plus forts sur les peuples trop faibles techniquement ou trop en retard ou trop divisé pour résister.
1. Les raisons de l’impérialisme
Plusieurs raisons ont été avancées par les impérialistes pour dominer l’Afrique.
Sur le plan moral et humanitaire, l’Europe veut imposer la paix mettant fin aux guerres tribales, aux razzias d’esclaves en apportant les bienfaits de la science et de la médecine et en propageant le christianisme.
Sur le plan économique, l’Europe veut exploiter les ressources minières et agricoles et s’assurer des débouchés
Sur le plan politique les impérialistes voient en l’expression coloniale l’augmentation de leur prestige. Ils cherchent à installer des bases navales hors d’Europe.
2. Les moyens de l’impérialisme
Pour gagner la guerre coloniale, les impérialistes engagent des moyens financiers et des ressources humaines au nom de la défense du prestige national. Le prétexte de la conquête est le plus souvent un incident obscur. La supériorité technique et militaire a également joué en faveur du colonisateur. Les impérialistes contraignent parfois les gouvernements locaux a signé des contrats d’exploitation des ressources ou les gros bénéfices leur reviennent.
Conclusion
Les doctrines dominantes en Europe au XIXe siècle sont le libéralisme et le socialisme. Les libéraux cherchent à affirmer leur suprématie sur les autres peuples hors d’Europe.
