Les transformations sociales – 1e
OG1 : Comprendre l’organisation des structures sociales européennes du XIXème siècle
OG2 : Analyser le mouvement ouvrier
Introduction
La révolution industrielle du XIXe siècle entrainé la division de la société européenne en deux classes : la classe bourgeoise et la classe ouvrière. Les mauvaises conditions de vie et de travail de la classe ouvrière seraient à l’origine de la lutte ouvrière pour une amélioration de leurs conditions.
I- Les structures sociales européennes du XIXe siècle
1- La classe bourgeoise
Au XIXe siècle le Bourgeois signifiait une personne vivant de revenus qui ne proviennent pas du travail de la terre : commerce, artisanat, fonction administrative, profession libérale etc. le bourgeois se distinguait par sa fortune et son mode de vie luxueuse.
La bourgeoisie du XIXe siècle était classée par catégorie :
- La haute bourgeoisie : elle était constituée des armateurs, des négociants en gros, des industriels, des banquiers etc. elle menait une vie très confortable.
- La moyenne bourgeoisie : elle était formée de commerçants de petits industriels, de médecins, de pharmaciens, de fonctionnaires moyens.
- La petite bourgeoisie : elle était composée de petits boutiquiers, des artisans, des fonctionnaires, des employés subalternes etc. La petite bourgeoisie avait un niveau de proche de celui des classes populaires.
2- La classe ouvrière
a. La naissance de la classe ouvrière
L’industrialisation très rapide au XIXe siècle a entrainé une augmentation rapide du nombre d’ouvriers. Le nombre d’ouvriers a été multiplié par quatre en un siècle.
Les ouvriers à la fin du XVIIIe siècle vivaient dans les mêmes quartiers et très souvent dans les mêmes maisons que leur patron. Au XIXe siècle les ouvriers ont été rejetés loin des quartiers résidentiels. Ils se concentraient alors dans les quartiers pauvres pour former la classe ouvrière.
b. La vie ouvrière
L’ouvrier du XIXe siècle menait une vie très rude. La classe ouvrière était au service de la classe bourgeoise propriétaires des entreprises. L’ouvrier ne possédait que sa force pour travailler. En cas de crise économique ou de maladie, l’ouvrier était renvoyé. Les accidentés de travail n’étaient pas pris en compte. Pour les mêmes heures de travail les salaires des femmes étaient inférieurs à ceux des hommes. Les longues heures de travail étaient sanctionnées par des salaires très bas. Les logements étaient construits sans un minimum de confort : des quartiers insalubres et mal éclairés. Le désespoir poussait certains ouvriers à l’alcoolisme, à la criminalité etc.
La classe ouvrière pris conscience de son originalité et de ses intérêts propres. Elle commença à lutter pour l’amélioration de ses conditions de vie et de travail.
II- Le mouvement ouvrier
1- Les premières formes de lutte ouvrière
Face à leur situation misérable, les ouvriers restèrent d’abord inorganisés puis se révoltèrent contre le patronat. Leur colère les amenaient parfois a brisé leur instrument de travail. Quelle que soit la forme de révolte, la pression était toujours impitoyable.
Les toutes premières organisations ouvrières étaient des mutuelles puis des coopératives. Mais la plupart de ces organisations étaient clandestines. Pour sortir de cette clandestinité, les ouvriers essayaient de s’organiser pour mener une lutte plus légale à travers le syndicalisme.
2- Le Syndicalisme
Les premières organisations syndicales furent les « Trade Union » en Angleterre vers 1880. Ces premiers syndicats n’étaient ouverts qu’aux ouvriers les qualifiés. Par des manifestations ils ont cherché a montré leur force leur discipline et leur respectabilité. A partir de l’Angleterre, le syndicalisme gagèrent d’autres pays européens.
3- L’Amélioration de la condition ouvrière
Grace aux luttes, les conditions de vie et de travail des ouvriers s’améliorèrent progressivement. Le droit d’association et de grève furent reconnus. La grève fut autorisée par la loi en Angleterre vers 1865. Le droit d’association permis aux ouvriers de s’organiser en syndicat. La durée de la journée de travail fut réduite. Les salaires subirent de légères augmentations. Le travail des femmes et des enfants subis une règlementation.
Le suffrage universel accordé par la plupart des Etats donne aux ouvriers un important moyen d’action sur la vie politique.
Conclusion
Le développement industriel du XIXe siècle a accru rapidement le nombre d’ouvriers dont le sort est resté longtemps misérable. Par des luttes ils obtinrent des améliorations de leur condition de vie et de travail.
